Les événements du mois de septembre pourraient complètement changer la donne pour de nombreux pays en développement. Une chute des exportations ainsi que des entrées de capitaux provoquera un fléchissement des investissements. Le ralentissement de la croissance et la dégradation des conditions financières, conjuguée à un resserrement monétaire, entraîneront la faillite d’entreprises et créeront peut-être des situations d'urgence dans le secteur bancaire. Pour certains pays, ces dérapages seront les précurseurs de crises de la balance des paiements. Comme c'est toujours le cas, ce sont les plus pauvres qui sont les moins à même de se défendre.
A ce jour, il n’y a pas de réaction du Gouvernement sur l’impact de la crise sur le Maroc. Un exposé du Ministre des Finances a surtout abordé l’absence prévisible d’impact direct de la crise des subprimes sur les banques marocaines. Il était aussi rassurant sur les performances de la Bourse de Casablanca.
Le Maroc a choisi l’ouverture économique. Ses avantages sont connus. Ses inconvénients aussi. Même si on fait semblant de les ignorer.
Tourisme, exportations, investissements étrangers, transferts des marocains à l’étranger… ne peuvent pas ne pas être impactés par la crise !
Peut-on raisonnablement continuer à garder le silence et faire semblant d’ignorer ce qui ce passe ?
Réponse dans une dizaine de jour pour la présentation du Projet de Loi de Finances 2009